livres

 
 

 

1991

 

Pour les sciences sociales : Essai d'épistémologie

 

Paris : Christian Bourgois, 174 p.

Petit essai iconoclaste qui montre l’inanité de bien des préjugés par lesquels on oppose les sciences physiques et les sciences sociales. Par exemple, que la question du sujet se poserait toujours dans les secondes sans se poser dans les premières. Un petit tour du côté de la physique relativiste permet de montrer l’inanité de cette idée : tous les calculs y sont relatifs à un observateur. C’était déjà une découverte de l’époque de Galilée (de la mécanique la plus classique, donc) : parler de la vitesse d’un corps n’a de sens que rapportée à celle de l’observateur. Le mât du navire paraît immobile au matelot ; mais pour celui resté à terre, il se meut. Rien ne s’oppose donc – conclusion générale de l’essai – à ce que les sciences sociales puissent être aussi rigoureuses que les sciences physiques. Toute science, dans la mesure où elle se veut science de l’objectif, inclut nécessairement un traitement du sujet, du subjectif, de l’apparence. L’histoire de l’optique géométrique – exemple longuement développé dans l’Essai – montre la même chose.

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Textes et contenu rédactionnel : Alain Testart